Vous enchaînez les contrats courts, les périodes de tournage, les résidences, les mois plus creux. Et un jour la question tombe : est-ce que tout ça compte vraiment pour votre retraite ? La réponse est oui, mais pas comme vous le croyez. Le nombre de cachets ne fait rien à l'affaire. Ce qui compte, c'est votre salaire soumis à cotisation.
La retraite de l'intermittent repose sur deux étages : une retraite de base gérée par l'Assurance retraite, et une retraite complémentaire en points, gérée pour le spectacle par Audiens. À cela s'ajoute une particularité que peu de régimes offrent : votre chômage indemnisé compte, lui aussi.
Cet article vous explique, chiffres officiels à l'appui et vérifiés en juillet 2026, comment vos trimestres se valident, comment vos points s'accumulent, à quel âge vous pourrez partir, et surtout ce que vous devez surveiller dès maintenant pour ne pas perdre de droits.
Sommaire de l'article
- Deux étages de retraite, un statut de salarié
- La retraite de base : le salaire, pas les jours
- Votre chômage compte aussi
- La retraite complémentaire Audiens en points
- Artistes et techniciens : des règles maintenues
- Âge de départ et taux plein en 2026
- Un cas concret, année par année
- Les pièges à éviter et les bons réflexes
- Sécuriser sa carrière, aussi par la formation
01Deux étages de retraite, un statut de salarié
Première idée à mettre de côté : l'intermittent n'a pas de "régime spécial" de retraite. Pour la retraite, vous êtes un salarié du secteur privé comme un autre. Vos droits se construisent exactement sur les mêmes bases que ceux d'un salarié en CDI, avec des règles adaptées à la réalité de vos contrats courts.
Concrètement, votre future pension se construit sur deux étages, qui fonctionnent de manière différente :
- La retraite de base, gérée par l'Assurance retraite (le régime général de la Sécurité sociale). Elle se compte en trimestres. C'est le socle.
- La retraite complémentaire, obligatoire elle aussi, gérée pour les professionnels du spectacle par Audiens, qui agit dans le cadre du régime Agirc-Arrco. Elle se compte en points.5
Les deux étages n'obéissent pas à la même logique. La retraite de base répond à une logique de durée : avez-vous validé assez de trimestres, et à quel âge partez-vous ? La retraite complémentaire répond à une logique d'accumulation : plus vous cotisez, plus vous accumulez de points, et plus votre pension complémentaire sera élevée.
La bonne nouvelle, c'est que la nature morcelée de votre activité n'est pas un handicap en soi. Le régime a été pensé pour que les périodes travaillées et les périodes de chômage indemnisé nourrissent votre retraite. Encore faut-il comprendre comment, pour repérer les trous et les corriger à temps.
Vous n'avez pas un régime à part : vous êtes un salarié du privé. Votre retraite se construit sur deux étages, la base en trimestres et la complémentaire Audiens en points.
02La retraite de base : le salaire, pas les jours
Voici le point que presque tout le monde comprend de travers. Un trimestre de retraite de base ne s'obtient pas en travaillant trois mois, ni en accumulant un certain nombre de cachets. Il s'obtient en atteignant un seuil de salaire soumis à cotisation sur l'année civile.
La règle est fixée par le code de la sécurité sociale. Le salaire annuel sur lequel vous avez cotisé est divisé par la valeur de 150 fois le SMIC horaire brut au 1er janvier de l'année. Le résultat vous donne votre nombre de trimestres, dans la limite de quatre par an.2
En clair, pour 2026, avec un SMIC horaire brut de référence, il faut :
| Trimestres validés | Salaire brut soumis à cotisation à atteindre dans l'année |
|---|---|
| 1 trimestre | 1 803 € |
| 2 trimestres | 3 606 € |
| 3 trimestres | 5 409 € |
| 4 trimestres (maximum) | 7 212 € |
Ces montants sont ceux publiés par l'administration pour 2026.1 Deux conséquences, très concrètes pour vous :
- Vous ne pouvez pas valider plus de 4 trimestres par an, même si vous faites une année exceptionnelle à 40 000 €. Le surplus de salaire fait monter votre future pension, mais pas votre compteur de trimestres.1
- À l'inverse, quelques bons contrats suffisent parfois à valider l'année entière. Si vous atteignez 7 212 € de salaire brut cotisé, vous avez vos 4 trimestres, que vous les ayez gagnés en deux mois ou étalés sur douze.
Ce qui compte, ce n'est donc jamais le calendrier, c'est le montant. Un artiste qui fait 90 cachets mal payés peut valider moins de trimestres qu'un technicien qui a signé trois gros contrats. Gardez cette logique en tête : elle change complètement la façon de lire votre relevé de carrière.
En 2026, il faut 1 803 € de salaire brut cotisé pour valider un trimestre, 7 212 € pour l'année complète. Jamais plus de 4 trimestres par an, quel que soit votre salaire.
« Pour la période postérieure au 31 décembre 2013, il y a lieu de retenir autant de trimestres que le salaire annuel correspondant aux retenues subies par l'assuré sur sa rémunération représente de fois le montant du salaire minimum de croissance en vigueur au 1er janvier de l'année considérée calculé sur la base de 150 heures, avec un maximum de quatre trimestres par année civile. »Source : Légifrance

03Votre chômage compte aussi
C'est l'un des grands atouts de votre statut. Les périodes pendant lesquelles vous êtes indemnisé par France Travail au titre de l'intermittence ne sont pas des périodes mortes pour la retraite. Elles valident des trimestres, et elles nourrissent aussi votre retraite complémentaire.
Des trimestres pour vos jours indemnisés
La règle est simple : chaque tranche de 50 jours de chômage indemnisé, consécutifs ou non dans l'année, vaut un trimestre d'assurance vieillesse. Le tout dans la limite habituelle de 4 trimestres par année civile.3
Cette règle se combine avec le salaire, sans se cumuler au-delà du plafond. Autrement dit : vos trimestres validés par le salaire et vos trimestres validés par le chômage s'additionnent, mais le total reste bloqué à 4 par an. Le chômage sert donc surtout à compléter une année creuse : si vos contrats ne vous ont donné que 2 ou 3 trimestres, vos jours indemnisés peuvent aller chercher les trimestres manquants.
Une nuance importante sur le montant
Attention à ne pas tout confondre. Vos allocations chômage valident des trimestres, mais n'entrent pas dans le calcul du montant de votre retraite de base. Elles n'apparaissent d'ailleurs pas comme un salaire sur votre relevé de carrière.3 Le montant de la pension de base est calculé sur vos salaires, pas sur vos indemnités. Le chômage sécurise donc la durée de votre carrière, pas forcément son niveau.
Des points de retraite complémentaire aussi
Côté complémentaire, vos périodes indemnisées vous font également gagner des points Agirc-Arrco. Le calcul se fait sur une assiette égale au salaire journalier de référence qui a servi à calculer votre allocation. Point de vigilance : seules les périodes réellement indemnisées donnent des points. Les jours de différé d'indemnisation ou de délai d'attente, eux, n'en génèrent pas.4
50 jours de chômage indemnisé = 1 trimestre, jusqu'à 4 par an. Vos indemnités valident la durée mais ne comptent pas dans le montant de la pension de base. Elles rapportent en revanche des points de complémentaire.
« 1 trimestre est validé tous les 50 jours de chômage, consécutifs ou non, dans la limite de 4 trimestres par année civile. »Source : service-public.fr
04La retraite complémentaire Audiens en points
Le deuxième étage, c'est la retraite complémentaire. Pour les salariés du spectacle, elle est gérée par Audiens, qui traite les opérations de retraite complémentaire dans le cadre de l'Alliance professionnelle Retraite Agirc-Arrco.5 Ici, on ne compte plus en trimestres mais en points.
Comment on transforme des cotisations en points
Le mécanisme se lit en trois temps. À chaque contrat, vos cotisations de retraite complémentaire sont calculées sur votre salaire. Ces cotisations sont ensuite converties en points, en les divisant par le prix d'achat du point (aussi appelé salaire de référence). Les points s'empilent tout au long de la carrière. Au moment de la retraite, on multiplie le total de points par la valeur du point pour obtenir votre pension complémentaire annuelle.5
La formule officielle tient en trois lignes :
- Cotisations ÷ prix d'achat du point = points acquis
- On additionne les points de toute la carrière
- Total des points × valeur du point = retraite complémentaire annuelle5
Les valeurs en vigueur
Deux chiffres pilotent tout le système, et ils sont fixés par les partenaires sociaux au niveau Agirc-Arrco :
| Paramètre | Valeur en vigueur | À quoi ça sert |
|---|---|---|
| Prix d'achat du point (salaire de référence) 2026 | 20,1877 € | Convertit vos cotisations en points |
| Valeur de service du point (depuis le 1er novembre 2025) | 1,4386 € | Convertit vos points en pension |
Ces deux valeurs sont celles publiées par l'Agirc-Arrco.6 Fait notable en 2026 : la valeur de service du point a été gelée à 1,4386 € au 1er novembre 2025, sans revalorisation, faute d'accord entre les partenaires sociaux. C'est un point à connaître si vous préparez un départ à court terme.6
Combien vous cotisez
Les cotisations sont calculées sur deux tranches de salaire, en fonction du plafond de la Sécurité sociale (48 060 € par an, soit 4 005 € par mois en 2026). Les taux effectifs Agirc-Arrco s'établissent à 7,87 % sur la tranche 1 (jusqu'au plafond) et 21,59 % sur la tranche 2 (au-delà), un taux d'appel de 127 % étant déjà intégré. Ces cotisations sont partagées entre l'employeur et vous.6
Le secteur du spectacle applique toutefois des dispositions qui lui sont propres pour les artistes et techniciens intermittents : nous y venons juste après.

05Artistes et techniciens : des règles maintenues
En 2019, les régimes Agirc et Arrco ont fusionné en un seul régime, avec un compte de points unique pour tous les salariés. Beaucoup d'intermittents ont craint, à ce moment-là, de perdre les particularités qui existaient dans leur secteur. Ce n'est pas ce qui s'est passé.
Le régime a expressément conservé les modalités de cotisation propres au spectacle. Audiens le formule ainsi : les dispositions spécifiques de cotisation des artistes et techniciens intermittents en vigueur fin 2018 ont été maintenues dans le nouveau régime.5 Autrement dit, votre secteur garde ses réglages particuliers, à l'intérieur du cadre commun Agirc-Arrco.
Deux choses à retenir de cette architecture :
- Artistes et techniciens ne sont pas logés à la même enseigne. Les conditions de cotisation diffèrent selon que vous êtes artiste ou technicien, cadre ou non-cadre. C'est une réalité historique du régime du spectacle. Les taux exacts qui s'appliquent à votre situation figurent sur vos bulletins et sur votre relevé Audiens : vérifiez-les, car ils déterminent la vitesse à laquelle vous accumulez vos points.
- La fusion a garanti l'équivalence des droits. Les points Agirc et Arrco détenus avant 2019 ont été convertis dans le compte unique en préservant strictement leurs droits. Vous n'avez rien perdu de ce que vous aviez accumulé.5
La conséquence pratique est simple : ne comparez pas votre situation à celle d'un ami salarié classique. Deux intermittents au même salaire, l'un artiste, l'autre technicien, peuvent accumuler des points à un rythme différent. Le seul document qui dit la vérité pour vous, c'est votre relevé de carrière Audiens.
La fusion Agirc-Arrco de 2019 a maintenu les règles de cotisation propres aux artistes et techniciens du spectacle. Votre relevé Audiens reste votre seule référence fiable.
« Les dispositions spécifiques relatives aux conditions de cotisation des artistes et techniciens intermittents du spectacle en vigueur au 31 décembre 2018 sont maintenues dans le nouveau régime Agirc-Arrco. »Source : Audiens
06Âge de départ et taux plein en 2026
Une fois vos trimestres et vos points accumulés, reste la grande question : à quel âge partir, et à quelles conditions ? Sur ce terrain, l'actualité de 2026 est mouvementée. La réforme des retraites de 2023 a été suspendue.
La suspension de la réforme
À partir du 1er septembre 2026, et jusqu'en 2028, les mesures de la réforme sont suspendues. Concrètement, l'âge de 64 ans ne s'applique plus aux personnes nées en 1968, mais uniquement à celles nées à partir de 1969. Les générations intermédiaires bénéficient d'un gel de la montée en charge.8
L'âge légal selon votre année de naissance
Voici l'âge minimum à partir duquel vous pouvez demander votre retraite, selon votre génération :
| Année de naissance | Âge légal de départ |
|---|---|
| 1er janvier 1963 au 31 mars 1965 | 62 ans et 9 mois |
| 1er avril 1965 au 31 décembre 1965 | 63 ans |
| 1966 | 63 ans et 3 mois |
| 1967 | 63 ans et 6 mois |
| 1968 | 63 ans et 9 mois |
| À partir du 1er janvier 1969 | 64 ans |
Ces âges sont ceux publiés par l'administration.7 Atteindre l'âge légal vous autorise à partir, mais ne garantit pas une pension complète.
Le taux plein, deux chemins
Pour toucher votre retraite de base à taux plein, deux voies existent. Soit vous partez entre l'âge légal et 67 ans en ayant le nombre de trimestres requis pour votre génération. Soit vous attendez 67 ans : à cet âge, le taux plein est acquis automatiquement, quel que soit votre nombre de trimestres.9
Ce second chemin a un poids particulier pour les intermittents. Beaucoup de carrières du spectacle sont morcelées, avec des années incomplètes. Si vous n'avez pas tous vos trimestres, partir avant 67 ans entraîne une décote, c'est-à-dire une pension réduite. Attendre 67 ans efface cette décote. Le calcul se fait au cas par cas, mais pour une carrière irrégulière, la question de l'âge du taux plein automatique est souvent centrale.
L'âge légal va jusqu'à 64 ans pour les générations 1969 et suivantes. Le taux plein est automatique à 67 ans, quel que soit votre nombre de trimestres. Pour une carrière trouée, cet âge de 67 ans est un repère décisif.
« Ou vous partez à la retraite à 67 ans, quel que soit votre nombre de trimestres d'assurance retraite. »Source : service-public.fr
07Un cas concret, année par année
Prenons une situation réaliste pour rendre tout cela tangible. Camille est technicienne du son, intermittente. Regardons une seule année, 2026, pour voir comment ses droits se construisent.
Ce que Camille gagne en 2026
- Salaire brut soumis à cotisation : 5 600 € sur l'année, gagnés sur plusieurs contrats courts.
- Chômage indemnisé : 130 jours indemnisés par France Travail au titre de l'intermittence.
Ses trimestres de base
Avec 5 600 € de salaire cotisé, Camille dépasse le seuil de 5 409 € (trois trimestres) sans atteindre 7 212 € (quatre trimestres). Le salaire lui vaut donc 3 trimestres.1
Ses 130 jours de chômage indemnisé valent, eux, 2 trimestres (130 ÷ 50 = 2, on arrondit à l'entier inférieur).3 Mais le total ne peut pas dépasser 4 par an. Camille passe donc de 3 à 4 trimestres pour 2026 : le chômage a comblé le trimestre qui manquait. Son année est complète.
Ses points de complémentaire
En parallèle, ses contrats et ses périodes indemnisées alimentent son compte de points Audiens. Prenons une illustration simple : si ses cotisations de retraite complémentaire portées à son compte sur l'année représentent 1 000 €, elles se convertissent en environ 49,5 points (1 000 ÷ 20,1877).6 Ces 49,5 points, ajoutés à ceux des années précédentes, vaudront à la retraite environ 71 € de pension annuelle (49,5 × 1,4386), pour cette seule année de cotisation.6
Ce chiffre paraît modeste ? C'est normal : c'est le fruit d'une seule année. La retraite complémentaire est une mécanique d'accumulation. Répétée sur trente ou quarante ans, elle finit par représenter une part importante de la pension totale. D'où l'intérêt de ne pas laisser filer les périodes de chômage sans vérifier qu'elles rapportent bien des points.
Une année type peut se compléter à 4 trimestres en combinant salaire et chômage. Les points, eux, ne prennent tout leur sens que sur la durée : chaque année cotisée compte.
08Les pièges à éviter et les bons réflexes
La théorie est une chose. En pratique, les intermittents perdent parfois des droits pour des raisons évitables. Voici les points de vigilance qui reviennent le plus souvent.
Vérifier son relevé de carrière régulièrement
France Travail transmet chaque année aux caisses de retraite les périodes de chômage prises en compte. Dans la majorité des cas, vous n'avez aucune démarche à faire.3 Mais "la majorité des cas" n'est pas "tous les cas". Une année de chômage à zéro trimestre ou zéro point sur votre relevé doit vous alerter immédiatement. Plus vous réagissez tôt, plus il est facile de faire corriger l'erreur avec les justificatifs.
Distinguer trimestres validés et montant de la pension
Un piège classique : croire qu'une année "complète" en trimestres est une année pleinement rémunératrice. Ce n'est pas le cas. Vos indemnités chômage valident la durée mais n'alimentent pas le salaire de calcul de la pension de base.3 Une carrière peut donc avoir tous ses trimestres et une pension modeste si les salaires ont été faibles.
Ne pas négliger les périodes non indemnisées
Les jours de différé d'indemnisation et de délai d'attente ne rapportent pas de points de complémentaire.4 Ce sont des trous mécaniques dans votre acquisition de points. On ne peut pas toujours les éviter, mais il faut savoir qu'ils existent pour ne pas être surpris en lisant son relevé.
Se rappeler que les valeurs bougent
Les seuils de trimestres, le prix d'achat et la valeur du point changent régulièrement. En 2026, la valeur de service du point est même gelée.6 Ne raisonnez jamais sur des chiffres mémorisés il y a cinq ans : vérifiez toujours les valeurs de l'année en cours avant de prendre une décision de départ.
Interroger sa caisse avant de décider
Aucun article, aussi précis soit-il, ne remplace une estimation personnalisée. Votre situation dépend de votre année de naissance, de votre statut d'artiste ou de technicien, de vos années passées. Avant tout choix de départ, demandez une estimation à l'Assurance retraite et à Audiens.
09Sécuriser sa carrière, aussi par la formation
Il y a un fil rouge dans tout ce que vous venez de lire : votre retraite se construit sur votre salaire cotisé et sur la régularité de votre activité. Plus vos périodes travaillées sont nombreuses et correctement rémunérées, plus vos trimestres se valident facilement et plus vos points s'accumulent. La qualité de votre carrière aujourd'hui, c'est votre pension demain.
C'est là que la formation entre en jeu, et pas comme un supplément d'âme. Se former, c'est élargir ses compétences, accéder à des contrats mieux rémunérés, diversifier les employeurs, tenir sur la durée dans un métier exigeant. Autrement dit, c'est agir directement sur les deux leviers de votre retraite : le montant de vos salaires et la continuité de votre emploi.
En tant qu'intermittent, vous disposez d'un droit à la formation professionnelle financé par l'AFDAS, l'opérateur de compétences de la culture et du spectacle. Beaucoup de formations peuvent être prises en charge, en tout ou partie, sans peser sur votre trésorerie.
Chez Artiste Formation, organisme certifié Qualiopi spécialisé dans les métiers du spectacle et de la musique, nous concevons des parcours pensés pour des professionnels comme vous : compatibles avec un agenda morcelé, et éligibles aux financements AFDAS. L'objectif n'est pas de cocher une case, mais de renforcer votre employabilité, année après année. C'est aussi comme cela qu'on prépare une retraite plus solide.
Se former, c'est agir sur les deux moteurs de votre retraite : des salaires plus élevés et une activité plus régulière. Et en tant qu'intermittent, ces formations sont finançables par l'AFDAS.
- Consultez votre relevé de carrière au moins une fois par an sur info-retraite.fr
- Vérifiez que vos années de chômage indemnisé apparaissent bien, avec des trimestres et des points
- Repérez les années à moins de 4 trimestres et voyez si des jours indemnisés peuvent les compléter
- Contrôlez votre relevé de points Audiens pour votre retraite complémentaire
- Gardez à l'esprit que vos allocations chômage valident la durée mais pas le montant de la pension de base
- Notez votre année de naissance et l'âge légal correspondant, ainsi que l'âge du taux plein automatique à 67 ans
- Avant tout projet de départ, demandez une estimation personnalisée à l'Assurance retraite et à Audiens
- Vérifiez toujours les valeurs de l'année en cours : les seuils et la valeur du point changent
Renforcez votre carrière, préparez votre retraite
Votre retraite se construit sur des salaires réguliers et une activité qui dure. Les formations d'Artiste Formation, certifiées Qualiopi et finançables par l'AFDAS, sont conçues pour les professionnels du spectacle qui veulent élargir leurs compétences et sécuriser leur parcours.
Questions fréquentes
Le nombre de cachets ou de jours travaillés valide-t-il mes trimestres ?
Non. Vos trimestres de retraite de base dépendent de votre salaire brut soumis à cotisation sur l'année, pas du nombre de cachets ni de jours travaillés. En 2026, il faut 1 803 € de salaire cotisé pour un trimestre et 7 212 € pour valider les 4 trimestres de l'année. Vous ne pouvez jamais dépasser 4 trimestres par an, même avec une très bonne année.
Mes périodes de chômage indemnisé comptent-elles pour la retraite ?
Oui. Chaque tranche de 50 jours de chômage indemnisé, consécutifs ou non, valide un trimestre de retraite de base, dans la limite de 4 par an. Ces périodes rapportent aussi des points de retraite complémentaire. Attention toutefois : vos allocations chômage n'entrent pas dans le calcul du montant de votre pension de base, et les jours de différé ou de délai d'attente ne rapportent pas de points.
Qu'est-ce qu'Audiens exactement ?
Audiens est l'organisme qui gère la retraite complémentaire des professionnels du spectacle, dans le cadre du régime Agirc-Arrco. Votre retraite complémentaire fonctionne en points : vos cotisations achètent des points, que vous accumulez toute votre carrière, et qui se transforment en pension au moment du départ, en les multipliant par la valeur du point.
Artistes et techniciens ont-ils les mêmes droits à la retraite complémentaire ?
Les grands principes sont les mêmes, mais les conditions de cotisation diffèrent selon que vous êtes artiste ou technicien, cadre ou non-cadre. Ces règles propres au spectacle, en vigueur avant 2019, ont été maintenues après la fusion Agirc-Arrco. Deux intermittents au même salaire peuvent donc accumuler des points à un rythme différent : votre relevé Audiens est la seule référence fiable pour votre cas.
À quel âge puis-je partir à la retraite ?
L'âge légal dépend de votre année de naissance : il va de 62 ans et 9 mois pour les générations nées à partir de 1963, jusqu'à 64 ans pour celles nées à partir de 1969. La réforme de 2023 étant suspendue à compter du 1er septembre 2026 et jusqu'en 2028, les générations intermédiaires bénéficient d'un gel. Dans tous les cas, le taux plein est acquis automatiquement à 67 ans, quel que soit votre nombre de trimestres.
J'ai une carrière trouée, avec des années incomplètes. Que faire ?
C'est fréquent dans le spectacle et ce n'est pas une fatalité. D'abord, vérifiez si vos périodes de chômage indemnisé peuvent compléter les années à moins de 4 trimestres. Ensuite, sachez que partir à 67 ans efface la décote liée aux trimestres manquants. Enfin, agir sur votre activité, en vous formant pour accéder à des contrats plus réguliers et mieux payés, améliore directement vos droits futurs. Demandez toujours une estimation personnalisée avant de décider.
Sources
Toutes les affirmations chiffrées et juridiques de cet article renvoient à l'une des sources officielles ci-dessous, consultées et vérifiées à la date indiquée.
- Durée d'assurance retraite du salarié du secteur privéservice-public.frhttps://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F1761Consultée le 20 juillet 2026
- Article R351-9 du Code de la sécurité socialeLégifrancehttps://www.legifrance.gouv.fr/codes/article_lc/LEGIARTI000028751530Consultée le 20 juillet 2026
- Les périodes de chômage sont-elles prises en compte pour la retraite ?service-public.frhttps://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F31249Consultée le 20 juillet 2026
- Trimestres et points de retraiteUnédichttps://www.unedic.org/la-reglementation/fiches-thematiques/trimestres-et-points-de-retraiteConsultée le 20 juillet 2026
- Le montant de votre future retraite (intermittents)Audienshttps://www.audiens.org/accueil/solutions/pagecontent/liste-des-offres-audiens/intermittent-montant-de-votre-future-retraite.htmlConsultée le 20 juillet 2026
- Paramètres et données statistiques du régime Agirc-ArrcoAgirc-Arrcohttps://www.agirc-arrco.fr/nous-connaitre/nos-etudes-et-publications/documentation-institutionnelle/parametres-et-donnees-statistiques/Consultée le 20 juillet 2026
- À partir de quel âge un salarié peut-il partir en retraite ?service-public.frhttps://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14043Consultée le 20 juillet 2026
- Suspension de la réforme des retraites : qui est concerné ?service-public.frhttps://www.service-public.gouv.fr/particuliers/actualites/A18825Consultée le 20 juillet 2026
- Pension de retraite de base à taux plein du salariéservice-public.frhttps://www.service-public.gouv.fr/particuliers/vosdroits/F14044Consultée le 20 juillet 2026
Information générale à jour à la date de vérification indiquée en haut de l'article. Ne constitue pas un conseil juridique personnalisé : votre situation peut appeler une réponse différente.



